Réduire,
réutiliser et recycler n’a rien de nouveau. Pourtant, de mois en mois, le
principe des trois R continue à prendre de l’ampleur, et les dirigeants de la
Commission de gestion des déchets solides de la région de Fredericton en sont
bien conscients.
Ouvert en
1986, le site d’enfouissement a un rayonnement d’environ 310 km2
(120 mi2) et poursuit sa mission de sensibilisation à
l’environnement.
En fait,
depuis huit ans, la CGDSRF a concentré ses efforts dans les initiatives de
recyclage. Son programme populaire de boîtes bleues et grises de recyclage à
Fredericton et New Maryland vise plus de 20 000 résidents. Les gens
d’Oromocto demeurent des utilisateurs convaincus des points de recyclage, et
les résidents des immeubles à appartements de Fredericton disposent eux aussi
de points de recyclage à des endroits stratégiques de la ville. La collecte
mensuelle de la CGDSRF dans toute la région a commencé en 2004 et est un
facteur éprouvé de l’augmentation des données de recyclage.
Rien qu’en
2008, l’usine de récupération des matériaux de la CGDSRF a reçu 6354,9 tonnes
de matières recyclables domestiques, y compris du carton, du papier, des
contenants en plastique et des boîtes de conserve.
« À
mesure que nous sensibilisons la population à nos nombreux programmes, nous
constatons que de plus en plus de gens cherchent par eux-mêmes à comprendre
l’importance du recyclage, explique le directeur général de la CGDSRF, Gordon
Wilson. Recycler n’est pas nouveau en soi; nous le faisons depuis des décennies
sous une forme ou une autre. Chaque année, de nouvelles difficultés surgissent
dans le retrait des matières recyclables des ordures. Les exploitants du site
d’enfouissement ont un défi à relever, comme les résidents, d’ailleurs. En même
temps, c’est un défi qui a du bon. Chaque fois que nous ouvrons nos portes,
nous avons des commentaires positifs. »
Toutes les
initiatives associées au programme des boîtes bleues et grises de recyclage
visent à augmenter la durée de vie du site d’enfouissement, le premier
site d’enfouissement sanitaire avant-gardiste
reconnu du Nouveau-Brunswick.
Mais, il
faut faire encore plus.
Même si la
CGDSRF s’est concentrée sur les méthodes et le message du recyclage, M. Wilson
ne veut pas que la formule des trois R tombe dans l’oubli.
« Nous
avons toujours cru que nous pouvions demander aux gens de recycler, mais nous
n’avons jamais pris la responsabilité, à titre de garants de l’environnement de
la communauté, de leur demander de réduire et de réutiliser, commente-t-il. Les
volets « réduire » et « réutiliser » sont laissés à la
discrétion des gens. Ceux et celles qui font des efforts en ce sens jouent un
rôle crucial dans l’évolution de la conscience écologique. Nous commençons à
voir une tendance où de plus en plus de gens pratiquent la réduction, la
réutilisation et le recyclage. C’est une bonne nouvelle, mais il y a énormément
de place à l’amélioration.
« Tous
les jours, nous voyons beaucoup de choses dans les ordures qui auraient pu être
recyclées ou réutilisées. C’est pourquoi nous continuons à diffuser nos
messages, poursuit M. Wilson. En fait, le sens des responsabilités
environnementales peut être une ambition personnelle ou le but d’une personne,
d’un ménage ou d’un groupe. Nous savons que nous pouvons en faire plus, mais
les petits gestes sont déjà un bon début. »
La CGDSRF
exploite aussi un populaire dépôt des déchets domestiques dangereux (DDD) à son
site du boulevard Alison. Il est ouvert les mercredis et
samedis du mois. La commission a jusqu’à trois points de collecte dans des
secteurs plus éloignés pour faciliter l’élimination correcte des contaminants
domestiques tels que la peinture, le Varsol, les produits nettoyants de piscine
et autres qui sont apportés à des membres du personnel formés à cette fin. Les
contenants de DDD ne doivent pas dépasser 20 litres; les déchets industriels ou
institutionnels dangereux sont exclus.
Le système
de gestion des gaz d’enfouissement continue à capter et brûler correctement les
gaz à effet de serre. Leur taux de destruction par le SGGE est d’au moins
99,9 %. Les négociations se poursuivent en vue d’utiliser ce gaz comme
source d’énergie.
« Nous
sommes toujours à la recherche de moyens d’être de bons citoyens soucieux de
l’environnement pour la région que nous desservons, ajoute M. Wilson.
Notre principal objectif consiste à bien gérer nos programmes résidentiels, et
nous y excellons depuis des années, et à exploiter le site d’enfouissement de
façon responsable du point de vue de l’environnement. Autrefois, l’environnement
passait en dernier, mais on note maintenant une augmentation étonnante de
l’intérêt des gens pour ce que nous faisons. Tout ça ne peut que mener à des
projets encore plus grands et meilleurs pour la commission et la
population. »

Réduire, réutiliser et recycler n’a rien de nouveau