Exactement cinq ans jour pour jour après s’y être engagée, la Commission de gestion des déchets solides de la région de Fredericton (CGDSRF) atteint l’objectif écologique qu’elle visait depuis longtemps.
Ce qui a commencé comme une vision futuriste se concrétise aujourd’hui par l’annonce que la CGDSRF va produire de l’énergie à partir de son système de gestion des gaz d’enfouissement (SGGE) et la vendre à Énergie NB.
« Arriver à cette journée exactement à la même date où nous avons lancé notre système de gestion des gaz d’enfouissement est tout un accomplissement. Et on n’en serait pas là si la commission n’avait pas pris les devants pour financer et mener à bien le projet, explique M. Wilson. On peut maintenant en tirer des bénéfices. C’est un projet dynamique qui porte sur de nombreux aspects. Il nous a permis de réduire sensiblement nos émissions de gaz à effet de serre et les odeurs. Justement, les odeurs sont un aspect non négligeable de la gérance fondé sur le bon voisinage; la commission y attache beaucoup d’importance.
« Nous avons toujours eu en tête le projet de transformer nos ordures en un produit respectueux de l’environnement et générateur de revenus. Et il se réalise enfin par l’entente d’aujourd’hui avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick et Énergie NB. Nous allons véritablement produire de l’énergie verte! »
En 2009, les membres de la CGDSRF, qui représentent des municipalités et des districts de services locaux de la région, ont autorisé M. Wilson à négocier une entente avec Énergie NB.
Et maintenant, l’électricité sera produite au site d’enfouissement du boulevard Alison – qui célèbre son 25e anniversaire cette année – au moyen du système de gestion des gaz d’enfouissement acheté au coût de 2 millions de dollars par la CGDSRF. Au prix initial se sont ajoutés 4,4 millions de dollars de frais que la commission a déboursés elle-même, sans aide ni subventions gouvernementales.
Conçu pour réduire sensiblement les odeurs associées au méthane et aux autres gaz à l’état de traces que la décomposition des ordures produit inévitablement dans les sites d’enfouissement, ce système consistait à brûler l’énergie dans un cylindre en acier d’une douzaine de mètres (40 pi). « Cette facette du système de gestion des gaz d’enfouissement, explique M. Wilson, constituait la phase I de l’opération. » Ce système était une première au Nouveau-Brunswick.
« Le financement et l’installation de notre système de gestion des gaz d’enfouissement a été une réalisation extraordinaire qu’on doit à la prévoyance de la commission, estime-t-il. Et la commission n’a jamais perdu de vue la phase II, qui consistait à transformer nos ordures en un produit respectueux de l’environnement et générateur de revenus. Par la coopération du gouvernement du Nouveau-Brunswick, de son ministre de l’Énergie, Craig Leonard, et des représentants d’Énergie NB, dont Gaétan Thomas, le but est atteint. Il ne reste qu’à viser la continuité et la durabilité. »
L’énergie brûlée jusqu’à maintenant aurait pu fournir assez d’électricité pour chauffer et éclairer de 1000 à 1500 foyers dans la région. Maintenant, cette énergie peut être récupérée et transférée au réseau de distribution d’électricité d’Énergie NB, surtout que la production s’est améliorée depuis l’implantation du système.
La CGDSRF prévoit installer son propre système, avec un générateur de 2,1 mégawatts qui pourrait chauffer et éclairer environ 2000 maisons dans la région. Ce système serait alimenté par le méthane collecté et produirait de l’électricité qui serait vendue à Énergie NB.
« Notre système produit infiniment plus d’énergie qu’il nous en faut pour alimenter nos propres installations, déclare M. Wilson. Avant, cette énergie était disponible, mais on la brûlait. C’est une valeur qui sera dorénavant récupérée dans la nouvelle phase du projet. Et on peut faire tellement plus encore; ce n’est qu’un début et c’est tellement bon pour l’environnement. Les membres de la commission méritent d’être félicités pour le courage dont ils ont fait preuve dans cette aventure. »
Quand le projet de gestion des gaz d’enfouissement a été lancé il y a cinq ans, il a été salué au Nouveau-Brunswick et dans tout le Canada atlantique. D’ailleurs, la CGDSRF avait obtenu pour son projet initial le prix du leadership environnemental que la Chambre de commerce de Fredericton décernait pour la première fois. La CGDSRF emploie 50 personnes.

Marché conclu avec Énergie NB : la CGDSRF va produire de l’énergie à partir des gaz d’enfouissement